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Leçons de chats =(^.^)=

LEÇONS DE CHAT 

Le chat est un félin, avec un comportement territorial de félin, à propos duquel voici quelques vérités bonnes à méditer, pour une cohabitation harmonieuse et pacifique, entre lui et nous.

Nous avons trop souvent le tort de prendre en référence le fonctionnement humain pour le comprendre. Aimer vraiment les animaux commence par l’observation et le respect de leur propre manière d’être.

I  Le chat vole la nourriture :

Faux.

S’il peut comprendre qu’il ne doit pas manger notre nourriture en notre présence, il est normal en revanche qu’il se serve à notre départ, à la manière des félins, chez qui les dominés mangent après les dominants quand ceux-ci abandonnent leur proie. Les humains et les félins n’ont certes pas la même notion du vol et de la faute et si le chat qui mange dans notre assiette se sauve comme un fautif à notre retour c’est tout simplement que nous sommes « leurs dominants » (.. en principe…) Et pour chaque « bêtise » que nous lui reprochons, s’il comprend à nos intonations que nous sommes fâchés, rien ne prouve qu’il comprenne pourquoi, car « nous n’avons pas les même valeurs » !

II  Le chat se cache pour mourir :

 C’est vrai et faux à la fois.

L’explication la plus vraisemblable de ce comportement est que le pauvre chat malade, ne sachant pas analyser l’origine de son mal, se met parfois à craindre sa maison, ou ses protecteurs, tenant ses sources habituelles de bien-être pour responsables de sa souffrance. De la même manière, on voit certains chats qui ont mal aux dents prendre peur de leur gamelle…

III  Un chat stérilisé est moins heureux :

C’est complètement faux.

Un bon exemple de la confusion que certains font entre le fonctionnement animal et le nôtre. Notre besoin de fonder une famille a un « contenu » sentimental qui n’existe pas chez les chats (attention, cela ne veut pas dire que les chats n’éprouvent pas de sentiments !). C’est chez eux un besoin purement instinctif, que la stérilisation fait disparaître sans leur laisser aucune frustration.

En période de chaleurs, beaucoup de chats se perdent en s’éloignant trop de leur maison  afin d’aller « vivre leur vie ». Les mâles se battent, parfois gravement, revenant avec des plaies, des morsures, des abcès…

Un chat entier peut marquer son territoire (odeur très forte), une chatte non stérilisée peut devenir bruyante, agitée et faire pipi partout. En appartement, certains sautent par la fenêtre… Et s’il est vrai qu’après une chute d’une certaine hauteur les chats retombent souvent sur leurs pattes, il est aussi souvent vrai que leurs pauvres pattes se cassent, et que leurs poumons et leur mâchoire éclatent.

Laisser « vivre sa vie » au chat peut donc coûter… la vie du chat,… ou des centaines d’euros chez le vétérinaire.

Notre devoir de les protéger passe donc par la stérilisation et l’identification, sans compter qu’à courir ainsi l’aventure, ils risquent fort, de toutes façons, d’attraper :

–   Le F.I.V. ( Feline Immunodeficiency Virus ), communément appelé « sida du chat », qui s’attaque     aux défenses immunitaires. Sans vaccin, incurable, cette maladie se transmet uniquement entre chat et par le sang, donc par contact sexuel, ou par morsure profonde (fréquente lors des bagarres entre mâles « entiers ») .

–   La leucose ou FeLV ( Feline Leukemia Virus ) qui se transmet également par contact sexuel, mais aussi la salive, les larmes, les matières fécales, l’urine, le sang, le lait maternel. Comme la précédente, cette maladie détruit les défenses immunitaires. Par contre, il y a un vaccin, avant lequel il est évidemment recommandé que le chat soit testé indemne de la maladie.

Il existe un test qui décèle en même temps la leucose et le F.I.V.  Comme pour le sida humain, les anticorps révélateurs de la maladie ne sont décelables dans le sang qu’au moins trois mois après la contamination. Le test n’est donc probant que s’il est pratiqué après un délai de trois mois au cours desquels on aura évité tout risque de nouvelle contamination. En dehors du vaccin contre la leucose, la stérilisation reste le meilleur moyen de lutter contre ces 2 maladies.

IV  Les chats prennent du poids après la stérilisation :

Faux

La seule relation de cause à effet qu’il pourrait y avoir entre l’opération et une prise de poids est qu’un chat très actif sexuellement devienne alors plus sédentaire. A nous dans ce cas de plus le stimuler au jeu et de faire attention à son alimentation. A moins qu’un sentiment inconscient de culpabilité ne pousse certains maîtres à compenser en gâteries gourmandes un soi-disant « préjudice moral » causé au chat !

V  Une chatte doit avoir au moins une portée dans sa vie:                         

Faux

Rien ne prouve que cela soit nécessaire à son équilibre. En revanche, il est prouvé que les comprimés contraceptifs (pilule) que l’on peut être tenté de leur donner favorisent l’apparition d’infections de l’utérus et de cancers des mamelles, d’où l’intérêt de la stérilisation à six mois (au tout début de la vie génitale).

De plus, on ne peut garantir l’état sanitaire des chatons qu’à condition de pouvoir garantir aussi celui des parents …

Il est donc bon de savoir que :

– Une même portée peut avoir plusieurs géniteurs…

– Environ un chat errant sur quatre est porteur de la leucose ou du F.I.V.

– S’il est vrai que les chattes sont de bonnes mères, l’acte sexuel n’est pour elles qu’un besoin instinctif et non un plaisir. Tant et si bien que dame nature a pourvu le sexe des mâles de sortes d’écailles qui rendent le retrait douloureux afin qu’il soit difficile aux minettes de se dégager avant que les minets n’en aient terminé avec elles !!

VI  La stérilisation fait disparaître les besoins de marquage, de vagabondage, de bagarres :

 Pas toujours

Nos chattes ou chats stérilisés peuvent en effet avoir des manifestations territoriales non plus pour des raisons de conquête sexuelle, mais par amour …pour nous, ou pour leur maison !

– Bon à savoir : Les hormones des mâles se « calment » seulement trois ou quatre semaines après la castration. Il est donc normal qu’un chat stérilisé ne change pas de comportement du jour au lendemain. Quoi qu’il en soit le marquage nauséabond caractéristique des mâles « entiers » disparaît avec l’opération.

Il ne faut surtout pas contrarier ces manifestations, car en répandant leur odeur (pipi, caca, mais aussi celle de leurs coussinets, quand ils font leurs griffes, et celle du dessus des yeux,  quand ils frottent leur tête ), les chats disent «  c’est à moi ». S’ils s’interrogent, s’ils sont inquiets, cela veut dire « savez-vous bien que c’est à moi ? ». Cela peut arriver en emménageant dans une nouvelle maison, quand on reçoit des amis, à la venue d’un autre animal ou d’un enfant…

L’instinct territorial est très fort chez certains chats et chattes et il sera plus efficace de réduire leur inquiétude en rusant qu’en les punissant. Par exemple multiplier (momentanément) les litières, le caresser et lui parler d’un ton apaisant quand il marque…Car alors qu’ils attendent de nous que nous les rassurions, nous avons la tentation, incompréhensible pour eux mais légitime pour nous, d’essayer de les corriger. Pourtant, leur dire «  non  » revient à leur dire « tu n’es pas chez toi », ce qui est bien sûr absolument incompatible avec leur territorialité et les inquiète encore plus. Alors, pour mieux se faire comprendre, ils recommencent…

Mal comprise, mal gérée, cette situation peut dégénérer en catastrophe.

Sauver un animal ne changera pas le monde. Mais pour cet animal, le monde changera pour toujours.

Texte de mon amie Monique P.



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